Une fois n'est pas coutume

Publié le par Amicale des Sapeurs Pompiers de Saint Gervais

Lors de la 1 214 ème intervention de l'année 011....

 

...pardon...mon logiciel s'emballe un peu (il vient de Marseille)...je reprends....

 

Lors de la 114 ème intervention de l'année 2011, une équipe remarquable a sauvé une randonneuse victime d'un malaise dans un coin perdu de notre belle région....perdue elle aussi.

Mais grâce au téléphone portable et à notre équipe de choc, on retrouve toujours sa route et ses esprits.

 

Une fois n'est pas coutume, évoquons l'un des sapeurs pompiers de cette équipe et plus particulièrement une sapeur pompier. Rappelons au passage que l'on ne dit pas un pompier, une paupiette. Ni même une pompière. Non, on dit une pompier. C'est ainsi que parmi Anthony, Grégory, Jean-Christophe et Luc, on pouvait voir lors de ce sauvetage, Julie. Notre pompier au féminin (Aurélie étant actuellement indisponible pour cause de.....câlin fécond ayant entrainé une grossesse).

Bref, Julie, que nous avons plaisir à retrouver après....un câlin fécond ayant entrainé une grossesse puis un accouchement puis un petit grarçon, n'a pas démérité en remplissant son rôle à part entière. pour preuve, cette image...

 

2011-10-13 11.32.54

 

On ne parlera pas ici de l'équipe de secours en montagne de Combes qui est venue en renfort; Non, on n'en dira rien, si ce n'est merci quand même. Car, aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, ce sont les femmes qui sont à l'honneur de notre blog.

Explication : Un pompier Lambda entend le bipper, lâche ce qu'il fait, se met à courir et arrive un peu essoufflé à la caserne. Julie, elle, entend le bipper, nettoie la bouche de son chérubin auquel elle donne à manger, range le repas en cours dans un récipient, prend son fils sous un bras, le repas dans une main, le téléphone dans l'autre, appelle sa mère pour qu'elle la rejoigne à la caserne afin de récupérer le gentil petit garçon qui se met à râler parce qu'il a faim, cherche le blouson, puis le doudou, puis la casquette (on ne sait jamais si Mamie l'emmènera promener), puis les clefs de la maison (parce que le mari n'est pas rentré), et se met à courir avec quinze kilos de boudin dans les bras ("Et ma glace Smarties !!!"). Elle arrive à la caserne à bout de souffle, à bout de nerfs, un bout de chou dans les bras et un peu de chou dans les cheveux. La Mamie récupère l'enfant et Julie embarque dans le VSAV avec le sourire d'une femme pompier qui accomplit son devoir. Un peu cliché ? Pas tant que ça !

 

Voilà pourquoi aujourd'hui, je te rends hommage Julie ainsi qu'à toutes les femmes pompiers de France, 32 500 à ce jour. Soit 13% des effectifs.

13 % de 21 pompiers à Saint Gervais....ça fait....2,73 pompiers. Julie, Aurélie, ça fait 2....et qui se dévoue pour faire le 0,73 manquant ?

J'entends d'ici les mauvaises langues plaisanter.....

 

Bravo à tous les pompiers présents sur cette intervention réussie. A bientôt.

L'Ami...cale

Publié dans Interventions

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Félicitations Julie. Ce n'est pas facile d'être Maman et pompier. Permettez moi de leur dédier ( à la Maman et au pompier) ce petit poême.


BINÔME DANS LA FOURNAISE

L’Ancien freine et le gros fourgon le dépasse,
Il fonce en hurlant, porteur de premier secours.
Ah ! Mais oui ! C’est là bas que cela se passe,
A la « Bonneterie », il entre dans la cour.

Sûr qu’il y a le feu dans le stock, au sous sol !
Un « Binôme » en progression, c’est cas d’école,
La fumée sourde tout autour du bâtiment,
Bravo pour ces gars qui pénètrent hardiment !

Le feu est là bas, tout au fond du grand couloir,
Pour des harengs saurs, c’est fumeux fumoir,
Mais pour nos pompiers c’est sombre piège mortel,
Four chauffé à blanc « artificé » ***d’étincelles.
Trente mètres nous séparent du binôme,
On imagine la lutte des bonshommes,
On tremble pour eux… Mon Dieu que le temps est long !
Mais, plus de « rouge »dans le grand brouillard, c’est bon !

Enfin, on tire sur les tuyaux et commandes,
A leurs bouts, le binôme. Ouf ! Finie l’attente !
Regarde ! Ils sont crevés, ils marchent en chancelant.
On enlève masques et appareils isolants,
Leurs tenues sont souillées des traces de l’enfer,
Mais on ne parlera pas d’eux à « France Inter ».

Casque enlevé, de beaux cheveux blonds qui brillent,
Oui, les gars, le porte lance c’est une fille.

F. RAOUT Janvier 2009


*** «  artificé » du verbe artificer (verbe inventé par L’auteur)


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A


Bonjour Francis,


Toujours fidèle et dévoué ! Je te remercie beaucoup pour ton soutien et te félicite pour ce dernier commentaire. Voilà donc un joli poème dédié à ces femmes pompiers qui ont toutes leurs places
parmi les hommes.


En espérant que tu ailles bien, je te souhaite une très bonne fin de week-end !


Philippe